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Pourquoi je suis devenue assistante maternelle : réponse avec Djamila

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TEMOIGNAGE

J’ai entendu parler de ce métier pour la 1re fois lorsque j’ai passé mon Bafa. Lors du tour de table des candidats, une jeune femme s’est présentée comme assistante maternelle. A ce moment-là j’ai pensé tout simplement que cela avait un rapport avec l’école.

Quelque temps après, son Bafa en poche, Djamila postulait à une annonce de Pôle Emploi pour travailler dans une association. Il s’agissait d’une part de préparer les enfants, dès la crèche, au passage à l’école maternelle. Au-delà de ce projet, le 2e objectif était d’aider ceux en difficulté scolaire. Pour cela, j’ai été formée par des enseignants qui m’ont appris les techniques pour enseigner de manière ludique. Je dois dire que cette expérience professionnelle a été plutôt éprouvante car certains enfants étaient particulièrement difficiles ; pendant 2 ans j’ai essuyé bon nombre d’insultes et de gros mots. Mais j’en suis sortie enrichie et c’est là que j’ai pris conscience que j’adorais travailler avec les enfants.

Concilier vie familiale et vie professionnelle

Puis Djamila a découvert les joies de la maternité. Dès lors, je ne pouvais plus envisager de reprendre mon travail et de m’occuper d’autres enfants pendant que moi je confiais ma fille à une autre personne. Un jour, j’ai rencontré Annie B., animatrice de Ram, qui m’a fait découvrir le métier d’assistante maternelle. Je me suis lancée, sans savoir vraiment ce que c’était. Ce métier me convenait très bien car il me permettait de concilier parfaitement ma vie de famille et ma vie professionnelle.

On ne nait pas assistante maternelle, on le devient

Pour Djamila, les 5 premières années sont les plus été difficiles. Lorsqu’on débute dans ce métier, on arrive avec son vécu, son éducation, son savoir-faire de maman, ce qui n’est pas suffisant. On ne naît pas assistante maternelle, on le devient. Il faut le temps d’acquérir de l’expérience, de prendre du recul, surtout ne pas penser dès le départ qu’on a la science infuse et qu’on va tout apprendre aux parents. Pour se perfectionner, des formations dispensées par des psychologues, des éducateurs… existent, en complément de la formation de base obligatoire des assistantes maternelles (120 heures). Cela permet d’aborder des thèmes spécifiques et de nous apporter un éclairage sur ces questions.

Travailler en partenariat avec les parents

Il est important que les parents nous respectent dans notre travail. Certains ont des a priori sur notre métier, ils en ont une vision négative à travers ce qu’ils entendent dans les médias. Djamila insiste sur la nécessité de travailler en partenariat avec les parents, d’avoir avec eux une relation harmonieuse. Il est primordial qu’ils soient en confiance car laisser son enfant chez une personne que l’on ne connaît pas est une étape difficile à franchir. Il faut qu’ils choisissent une assistante maternelle qui leur corresponde, qui va s’occuper de leur enfant comme ils le feraient eux-mêmes. Parfois, certains parents en passent par plusieurs candidates avant de trouver « la bonne » et de pouvoir se dire « c’est elle ! ».

Et puis il y les fois où ça se passe mal. Djamila a vécu une situation de conflit avec une maman et a dû se résoudre à mettre un terme au contrat au bout de 2 ans. Cela se passait très bien avec le papa et avec l’enfant. En revanche, la maman avait du mal à rentrer dans son rôle de mère, n’arrivait pas à trouver sa place et en rejetait la faute sur moi. Il valait mieux arrêter. Pour moi, la relation doit passer par les parents avant l’enfant, pour son bien-être.

Un journal pour chaque enfant

Tous les parents aiment savoir ce qu’a fait leur enfant durant la journée. Plutôt qu’un « rapport détaillé » comme elle le dit, Djamila a choisi, depuis 2 ans, de tenir un petit journal pour chaque enfant. C’est l’enfant qui parle et qui raconte les faits marquants, les moments exceptionnels de ses journées. Chaque journal débute de la même manière : Je m’appelle… Je suis gardé par… Ce cahier va raconter mes histoires. Cela permet de conserver une trace pour plus tard. Les parents adorent… et les enfants aussi. Souvent, l’un de ceux que je garde arrive le lundi matin, s’assoie pas terre et se met à le feuilleter. Cela me motive d’autant plus pour continuer. 

Déjà 10 ans que Djamila exerce ce métier, autant dire qu’elle est bien rodée. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Alors, elle a eu souvent recours à des livres pour trouver les réponses à ses questions. Jean Epstein notamment a été ma référence, il parle merveilleusement bien de notre métier, le met en valeur. Je le recommande.

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